La stratégie de Finatech est en effet de faire de l’offshoring mais avec deux petits différentiateurs : le premier est que nous ne faisons de l’offshoring que dans les métiers que nous maitrisons (réseaux, GED, saisie, open source, .net, télémarketing, web agency). L’ITO et le BPO sont des métiers très vastes ; le pire est de penser qu’on peut être un généraliste dans ce secteur. Le deuxième, le plus important, est que nous ne le faisons qu’à travers des filiales que nous contrôlons à l’étranger. Pour nous, il est important de contrôler la relation avec le « client ultime ».

Spécialisation : à travers nos entités aux US, nous sommes présents en Inde et en Chine depuis plus de 7 ans. La leçon qu’on en tire est que chaque centre de BPO et d’ITO doit avoir une spécialisation pointue sinon il ne survit pas dans la retenue et formation d’ingénieurs extrêmement compétents. Nous avons spécialisé nos centres en Inde dans le ITO en EDA (co-développement de blocks RTL pour la simulation de design de semi-conducteurs pour des clients tels Texas Instruments, ST Micro etc. – centre de plus de 250 ingénieurs), et dans le ITO en Sécurité (coding décliné d’algorithmes – 170 ingénieurs pour Cisco, Symantec etc). En Chine, notre centre de 80 ingénieurs en optique se focalise sur le coding pour le design de composants optiques pour Huawei, ZTE, Boeing, Lockheed. Ces trois centres ont des process très différents et des spécialisations d’ingénieurs diamétralement opposées. Donc on Maroc, on ne fait de l’offshoring que dans les métiers ou nous avons des process et des ingénieurs qui maitrisent le métier chez nous, avant d’en « offshorer » pour tiers.

Relation ultime : notre objectif est de maitriser la relation avec le client ultime. Et donc si notre filiale marocaine « Open Source » fait un projet pour EDF, celle-ci le fait à travers notre filiale en France qui elle détient la relation avec EDF. Nous ne serons donc pas « arbitrés » en termes de marge par d’autres SSII qui elles nous sous-traitent au Maroc, et qui demain peuvent changer de destination parce qu’un autre pays offre une journée/homme moins chère. De plus, en contrôlant la chaine de production du BPO EDF de notre filiale en France à notre filiale au Maroc, nous assurons les process qualité et delivery que des sous-traitants intermédiaires non-intégrés ne peuvent pas garantir.

Telles sont les deux ingrédients que nous jugeons nécessaires pour faire de notre stratégie offshoring une proposition à valeur pérenne.

RMS